• 23Jan

    Interview – 22/01/2010

    JACKIE CHAN : LA DIFFICULTE EST L’ANGLAIS. PAS LES CASCADES
    Par Michael Ordonna pour le San Francisco Chronicles.

    Jackie Chan a joué dans plus de 100 films. Aujourd’hui, il donne la réplique à des enfants dans la comédie familiale The Spy Next Door. Il est un agent secret qui tente de s’installer avec sa petite amie américaine, si les enfants – et les méchants – le lui permette. À 55 ans, le très souvent blessés Jackie Chan, poursuit son rythme effréné: Il a déjà tourné deux films depuis celui-ci et se prépare à donner une suite à Mister Dynamite et Opération Condor. L’icône internationale du cinéma d’action qui parle cantonais, mandarin, japonais, taiwanais et anglais, fait une petite pause le temps d’un entretien dans un chic hôtel de Los Angeles.

    Q: Qu’elle était le défi pour vous dans Spy Next Door ?

    R: Honnêtement, quand je tourne aux Etats-Unis, le seul défi pour moi est l’anglais. J’ai déjà tout fait. c’est assez facile. Sauf l’anglais.

    Q: Quels sont vos accidents dont vous garder un souvenir tout particulier ?

    R: Il y en a énormément. Sur le tournage de Rumble in the Bronx (Jackie Chan dans le Bronx), cheville cassée. Sur le tournage d’Armor of God (Mister Dynamite), le crâne fracturé. Je n’oublierai jamais celui de Project A (Le Marin des Mers de Chine). Je réalise un saut périlleux arrière d’un escalier sur un grand sofa – mais quand j’attrape le méchant, je vois mon doigt pointer dans la mauvaise direction. Je ne pouvais pas m’arrêter parce que mes mouvements sont différent par rapport aux doublures. Si ils utilisent une doublure comme avec la plupart des acteurs. Il faut faire un plan du saut périlleux du cascadeur, puis plan un serré de l’acteur. Sur mes films, je réalise mon saut arrière, je me lève et regarde la caméra – c’est bien moi. Sur Drunken Master (Le Maître Chinois) – je me suis blessé à l’œil (mimant son visage percutant la table). J’ai été très souvent blessés. Beaucoup trop.

    Q: Quels cinéastes admirez vous aujourd’hui ?

    R: D’abord, James Cameron. puis Ridley Scott. Il fait toujours quelque chose de différent. Il peut faire Gladiator, puis tout à coup La Chute du Faucon Noir. Puis, boum, quelque chose d’autre. Bien sûr, Spielberg, George Lucas. Ceux sont ces réalisateurs que j’aime vraiment.

    Q: Avez-vous vu Avatar ?

    R: Pas pour le moment. Mais j’ai visité le tournage. James Cameron m’a invité. C’était fantastique. Je lui dis: « Cameron, j’ai fait des films depuis 47 ans. Mais quand je viens sur votre tournage, je suis comme un gosse en maternelle. » Tout le matériel que je n’avais jamais vu auparavant – il dispose de 360 caméras sur le toit. Vous me donnez 360 caméras, je ne sais pas comment filmer. Sur le plateau 200 personnes sont assis là avec leurs ordinateurs. Mais diable que font ils ?! Fantastique, tout simplement fantastique. Donc, si je ne peux pas faire ce genre de choses, je préfère faire mes choses traditionnelles à la Jackie Chan. Deux caméras, un coup de poing, un coup de poing, sans tous les effets spéciaux. Quand les gens voient Jackie Chan, ils savent ce que je fais. Ils voient James Cameron, ils s’attendent à quelque chose de nouveau. Donc je l’admire toujours. J’ai sa photo sur mon mur.

    Q: Êtes-vous au courant de toutes les fois où la culture pop fait référence à vous ? Les personnages dans les jeux vidéo, dessins animés, des chansons comme "Jackie Chan Is a Punk Rocker" ?

    R: (Rires) Ca ne me dérange pas. Je remercie tous les rappeurs – Je sais qu’ils sont nombreux, mais je ne peux pas tous vous les citer. J’aimerai tous les réunir pour monter quelques choses ensemble. L’autre jour, j’ai vu un film, ils ouvrent un cercueil – « Aah! C’est Jackie Chan ! » C’était un film comique.

    Source : Traduction de l’intervew Jackie Chan: Tough part is English, not stunts (Site : www.sfgate.com)
    Merci a Tirry pour la traduction.


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