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  • 26Fév

    [critique] KUNG FU YOGA de Stanley Tong (2017)

    Auréolé d’un succès monstrueux avec ses 255M$ au box-office chinois durant les fêtes du Nouvel An Chinois 2017, on ne peut pas dire qu’on attendait Kung Fu Yoga de pied ferme. Et vu le résultat, autant l’avouer tout de suite, on aurait préféré qu’il se plante !

    Réalisé par Stanley Tong, ce dernier, a jusqu’ici toujours réussi à emballer d’impressionnantes scènes d’actions (voir Police Story 3, Jackie Chan dans le Bronx et Contre-Attaque), mais en 2017, force de constater qu’il ne peut plus se reposer sur les capacités physiques vieillissantes de la légende du cinéma d’action. Manque de bol, Stanley Tong n’est pas synonyme de scénario travaillé et de mise en scène élaborée.

    Beaucoup plus proche d’une aventure de Spirou que d’Indiana Jones, tout paraît gratuit dans ce film : de l’intrigue simpliste au possible aux scènes d’actions. Tout est à l’image du final indigne. Jackie Chan fait le strict minimum et semble de plus en plus fatigué de tourner des films d’actions, utilisant à fond les effets numériques pour les décors (on est loin du magnifique plateau du final d’Opération Condor) et autres jeunes sidekicks inutiles et même pas drôle. Kung Fu Yoga se prend une nouvelle fois les pieds dans le tapis avec la nouvelle recette des blockbusters « made in Jackie Chan », à savoir : globetrotting, effets spéciaux à outrance et casting de jeunots.

    Dans le même genre, Kung Fu Yoga parvient même à rehausser Chinese Zodiac qui souffrait des mêmes scories mais qui avait le mérite de proposer des scènes d’actions originales et spectaculaires pour la quasi soixantaine de Jackie. Ironie de l’histoire, là ou Jackie chan offrait avec Chinese Zodiac, au moins une scène de combat mémorable « old school » dans un entrepôt, on se souviendra seulement de Kung Fu Yoga pour une scène de poursuite en voitures de luxe dans les rues de Dubaï plutôt nerveuse mais hélas bourrée de CGI. La fin définitive d’une époque…

    Au final, Seule la plastique des comédiennes et la bonne humeur générale permettent de garder les yeux ouverts d’incrédulités devant ce spectacle aberrant. Même The Myth du même réalisateur qui ne volait pourtant pas bien haut et dont Kung Fu Yoga pourrait être considéré comme la suite, était beaucoup plus honnête !

    La mauvaise nouvelle, c’est que le succès au box-office chinois envoie un très mauvais signal à Jackie Chan. La bonne nouvelle, c’est que des bruits de couloir affirmeraient que les auteurs en auraient totalement conscience. Bref, ok pour la collect’ mais tournez-vous plutôt vers The Foreigner, ça c’est solide !

    3/10

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