Jackie Chan présent au Forum de la 36e cérémonie des Hundred Flowers Awards.

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Le 28 juillet, la cérémonie d’ouverture des 36ème Hundred Flowers Awards a eu lieu à Wuhan dans la ville de Jiangcheng. Ces prix sont l’équivalent des Golden Globes américains. Les Golden Roosters Awards sont quant à eux perçu comme les Oscars chinois. Ces deux cérémonies sont les récompenses cinéma les plus prestigieuses en Chine.

Cette 36ème cérémonie a été associé plusieurs forums de discussion invitant des artistes célèbres du cinéma. Jackie Chan était présent à l’un de ces forums.

A ces côtés, se trouvait le producteur, réalisateur et scénariste Huang Jianxin. Il a produit notamment Bodyguards and Assasins de Teddy Chen, Les Seigneurs de la Guerre de Peter Chan, La Bataille de la Montagne du Tigre de Tsui Hark, Operation Mekong de Dante Lam. En tant que scénariste, il signe les scriptes du récent The Battle at the Lake Changjin et sa suite. En tant que réalisateur, il commence sa carrière dans le cinéma d’arts et essai dans les années 80 puis signe des œuvres historiques proche du PCC comme The Founding a Republic, The Founding a Party, Mao Zedong 1949 et l’année dernière le film 1921 avec le charismatique Huang Xuan (Extraordinary Mission, Youth) sur la création du parti communiste chinois.

Parmi les invités de cette discussion, on pouvait compter également sur le producteur Li Ning. Il a entre autres produit Jade Dynasty, le dernier Ching Siu-Tung et la récente comédie noir Too Cool Too Kill qui fut la grande surprise du dernier nouvel an chinois (393M$). L’année dernière, Hi Mom, l’une de ses productions, a ému le public à travers le pays et est devenu le champion du box-office avec 841M$ de recette, en plus d’avoir remporté de nombreuses récompenses.

Autres invités de marque, le producteur Yu Dong, président et directeur général de Bona Film. Il a produit de nombreux films très influents notamment Dragon Tiger Gate, Flashpoint, la trilogie Overhead, God of War, Chasing a Dragon, The Brink, Project Guntenberg, Operation Red Sea mais également co-produit les films américains comme Ad Astra, Once Upon a Time in… Hollywood et Midway. En deux ans, trois de ses productions Chinese Doctor, The Battle at Lake Changjin et sa suite ont réalisé un box-office 1,6 milliards de dollars, dont 1,45 milliards de dollars rien que pour Lake Changjin.

Autre invité, le cinéaste vétéran Yin Li, connu notamment pour son premier long-métrage The September of Mine en 1990. Il a rappelé qu’il y a plus de 10 ans, le nombre d’écrans dans le pays n’était que de 3 000, mais qu’il y en a maintenant plus de 80 000 : « L’industrie cinématographique chinoise a connu un développement rapide, au cours duquel il y a eu de nombreuses œuvres cinématographiques qui expriment et décrivent les difficultés des gens. De plus en plus de cinéastes se sont consacrés à des créations réalistes, laissant des images de notre époque ». Yin Li estime que la prochaine étape, face à l’influence d’Internet et au développement rapide de la science et de la technologie, il y aura de nombreuses technologies qui changeront considérablement la forme du cinéma, et les exigences des cinéastes seront plus élevées : « L’avenir est prometteur. Utilisons le cinéma pour laisser derrière nous quelque chose dont nous nous souviendrons ».

Jackie Chan a rappelé sa première expérience dans l’industrie cinématographique en déclarant qu’après avoir eu la chance de devenir populaire en Asie, il espérait se développer à Hollywood : « Afin de percer sur le marché américain, j’ai appris l’anglais pendant plus d’un an, mais après y être allé, j’ai découvert qu’ils ne prêtaient pas beaucoup d’attention à mes capacités dans les arts-martiaux. Ils ne prêtaient attention qu’à la prononciation de mes dialogues. Quand je jouais avec des acteurs américains, je devais m’arranger afin de ne pas les gêner ».

Au final, Jackie Chan a décidé de retourner à Hong Kong et a insisté pour faire ses propres films d’action selon ses méthodes de tournage. Puis le marché américain a fini par accepter sa vision du cinéma d’action : « il n’est pas nécessaire de copier les américains pour faire du cinéma. Il est important de s’en tenir à son propre chemin et avoir confiance dans sa propre culture ».

Il poursuit : « Avant, c’était moi qui me déplaçais pour rencontrer les équipes américaines. Depuis le succès de Rumble in the Bronx au box-office américain, c’est eux qui se déplacent ».

Jackie Chan a également  déclaré que Sylvester Stallone l’avait invité aux États-Unis pour assister au tournage de l’un de ses films : « Dès que je suis arrivé sur le plateau, il m’a pris la main et a marché dans le couloir, où une centaine de cascadeurs étaient en train de déjeuner. Ils se sont tous levés et ils m’ont tous salués. C’est à ce moment-là que j’ai pensé que je pouvais revenir aux États-Unis ». Jackie a également rappelé le moment où sur le tournage de Demolition Man, Stallone lui tendu la vhs de Police Story tout en lui avouant que lorsqu’ils sont à court d’idées, ils regardaient toujours un Jackie Chan pour s’inspirer.

Jackie Chan a ensuite exprimé ses souhaits pour le futur du cinéma chinois : « J’espère que nous pourrons faire plus de films chinois de haute qualité, afin que plus de gens puissent connaître la Chine et la culture chinoise à travers le monde ».

Il poursuit : « Changjin Lake a un box-office de près d’un milliard de dollars rien que sur le sol chinois et les marchés étrangers sont jaloux quand ils voient le succès colossal du film. Le marché du film chinois représente maintenant un gros gâteau pour eux, et nous sommes ici pour le partager avec eux. Je suis très fier ». Jackie Chan a également a remercié le public chinois : « Parce que vous avez contribué au box-office, nous, les acteurs chinois, avons un visage à en dehors de nos frontières ».

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