• 01Nov

    Yuen Woo-Ping déplore le manque d’acteurs d’action à Hong-Kong

    Hier, le grand chorégraphe et réalisateur Yuen Woo-Ping a donné une masterclass à l’université Baptiste de Hong-Kong, le temps d’un forum autour des maitres du cinéma d’action de Hong-Kong. Plus de 300 étudiants étaient présent.

    Comme Stanley Tong il y a une quinzaine de jours au forum de la JCIAFW, Yuen Woo-Ping fait lui aussi un constat amer concernant l’absence de comédien d’action de la trempe des anciens notamment à Hong-Kong.

    Après des années dans le cinéma qui a débuté en 1962 en tant que comédien, Yuen Woo-Ping a déclaré qu’il s’agissait de sa première master class. Il a accepté d’y assister car son ami l’a invité tellement de fois qu’il ne pouvait plus refuser. Il espérait aussi que les étudiants apprendraient à connaître le cinéma.

    A la question : en profiterait-il pour découvrir du sang neuf ? Il a dit : « Ce serait l’idéal, mais j’ai peur que ce soit très difficile. Comment les étudiants connaîtraient-ils maintenant le kung-fu ? A Hong-Kong, les gens étudiaient le kung-fu à l’époque. Maintenant, je recherche principalement des acteurs d’action sur le continent (chinois) ou aux États-Unis, ils aiment beaucoup plus le kung-fu ».

    Prétendant être sans disciples depuis des années, Yuen Woo-Ping a déploré qu’il était très difficile de faire émerger des acteurs d’action à Hong Kong. De moins en moins d’acteurs d’actions ont jouer les rôles principaux. Ce qui a fini par laisser l’industrie sans successeur.

    « Plus tôt, quelqu’un m’a suggéré d’ouvrir une école d’action, mais j’ai refusé parce que l’enseignement était déjà encadré. Je ne veux pas être juste un nom, puis confier l’enseignement à d’autres ».

    Puisque commencer l’entraînement aux arts martiaux dès le plus jeune âge serait la meilleure solution, les enfants seraient-ils la clé ? Yuen Woo-Ping a répondu : « Pas nécessairement, 20, 30 ans peuvent aussi apprendre le kung-fu ».

    Néanmoins, il pense que l’époque actuelle ne permet plus la discipline et la sévérité que requiert une star du cinéma d’action de la trempe de ceux qu’il a connu : « Je ne frappe jamais personne, mais j’ai été frappé. Les maîtres étaient plus stricts auparavant. Les plus forts, les disciples hautement qualifiés émanaient de maîtres stricts ».

    Agé de 76 ans, Yuen Woo-Ping a d’abord été un chorégraphe de l’industrie du cinéma de Hong-Kong avant d’être à l’origine du succès de Jackie Chan au cinéma avec ses deux premiers films Snake in the Eagle Shadow puis Drunken Master en 1979.  Après plusieurs réalisations anecdotiques (citons toutes fois The Miracle Fighters, la trilogie Tiger Cage, Iron Monkey et Tai Chi Master), il a surtout rayonné dans les années 90 en tant que chorégraphe en signant d’innombrables combats culte de Il Etait Une Fois en Chine 1 et 2 en passant par Fist of The legend, Black Mask, la trilogie Matrix, Tigre et Dragon, Kill Bill, Danny The Dog, Kung Fu Hustle, The Grandmaster et Ip Man 3 et 4.

    Il recroisera les chemins de Jackie Chan par deux fois pour les combats de Twin Dragons (1993) et Le Royaume Interdit (2008).

    Après une quinzaine d’année sans mettre en scène, il revient à la réalisation en 2010 avec True Legend, puis Tigre et Dragon 2 (2016), The Thousand Faces of Dunjia (2017) et Master Z :Ip Man Legacy (2019). Son dernier film est un segment dans Septet : Story of Hong-Kong.

    En 2019, Jackie Chan lui remettra en mains propres le trophée en hommage à toute sa carrière durant la  5e édition de la Jackie Chan International Action Film Week.

Discussion One Response

  1. 1 novembre 2021 à 23 h 47 min

    Ces compétences étaient reconnues de par le monde.pourtant aucune réalisation occidentale, si je m’en souviens. Il est resté fidèle à sa chine.

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