Jackie Chan a influencé le réalisateur de Prey

1044 Views 2 Comments

Stallone, Michael Bay (Bad Boys 2), Prachya Pinkaew (Ong Bak), Gore Verbinski (Pirates des Caraïbes), Gareth Evans (The Raid), Tom Cruise, David Leitch (Bullet Train), Chad Stahelski (John Wick), Brad Pitt et maintenant Predator ! On ne mesure plus l’impact de Jackie Chan sur Hollywood et plus largement sur le cinéma d’action mondiale.

Dans un entretien pour la chaîne Youtube TheFilmCast, Dan Trachtenberg, le réalisateur de Prey (disponible sur Hulu/Disney+) a expliqué comment Jackie chan l’avait influencé pour sa prequel de Predator.

Prey emmène la franchise dans un territoire inexploré, voyageant dans le temps 300 ans en arrière pour suivre, Naru, une guerrière comanche et ses tentatives pour protéger sa tribu de l’extraterrestre violent et technologiquement avancé qui chasse les humains pour le plaisir.

Dans cet entretien, le réalisateur note que le film fait de nombreuses références à Jackie Chan et qu’il a demandé à la comédienne Amber Midthunder de regarder beaucoup de ses films pour étudier comment il se comporte et est capable de transmettre des informations importantes par des moyens autres que la parole. Il voulait que l’actrice présente le personnage de Naru comme étant capable mais sans être trop confiante :

« Nous avons fait beaucoup référence à Jackie Chan. Je me suis vraiment sentie très mal à l’aise à chaque fois que j’en ai parlé, parce qu’elle disait :  » Pourquoi parlons-nous encore de Jackie Chan ?  » Je n’arrêtais pas de lui faire regarder des films. La chose que je n’arrêtais pas de lui montrer – vous souvenez-vous dans Armour of God, il y a une très petite scène où il mâche du chewing-gum, et il jette le chewing-gum derrière son dos, et il rebondit dans sa bouche ? C’est comme,  » Oh ouais, ce mec est cool et il est capable de choses ». C’était un tel défi avec elle de trouver un moyen de croire qu’elle n’est pas une moins que rien, qu’elle n’est pas la nerd qui devient le héros. Elle commence à un endroit où il y a une compétence physique, mais pas encore aboutie. Elle doit gagner son stress, elle doit gagner ses galons. Comment peut-il y avoir quelque chose dans son physique qui donne l’impression qu’elle a un potentiel, mais pas comme « Je suis la plus dur à cuire ». C’est donc dans les petites touches comme quand elle retourne le tomahawk et coupe, c’était en quelque sorte les principales influences de Jackie Chan. Ça et elle glissant sur la montagne et donnant un coup de pied pour rebondir. C’était donc tout l’intérêt pour moi de lui faire regarder un million de films de Jackie Chan – juste pour ces deux choses. »

En effet, à la vision de Prey, on pense par moment à Jackie Chan notamment dans Le Marin des Mers de Chine 2 et Shanghai Kid où Jackie joue du tomahawk.

Au même titre que Star Wars, Le Seigneur des Anneaux ou Avatar, le style « Jackie Chan » a impact colossale sur la pop culture mondiale.

2 Comments
  • dragonheart

    Répondre

    Shanghai Kid, le film typiquement sympa auquel il manque une ou deux scènes de fight significatives pour devenir un classique. J’aime bien la scène dans la rivière avec les deux indiens à cheval poursuivant le garçon. Juste après avec les sapins, c’est déjà moins chouette : une chorégraphie trop fuyante qui évite le moindre coup. Mais frappe bon sang xD ! J’aime quelques secondes par ci par là contre Yu Rong Guang à la fin et en haut du clocher. Mais voilà il manque cette baston qui fait l’unanimité.

    Même critique pour le second opus avec un gros bémol, le combat indigne contre Donnie Yen. Comment ces deux artistes martiaux ont-ils pu accoucher de cette scène ? Même le final contre Aidan Gillen est meilleur, ce qui est un comble.

    Pas encore vu Prey mais envie de le voir compte tenu des bons retours.

    • Tirry

      Shanghai Kid a une très bonne direction artistique. Après je suis d’accord avec toi sur les combats… c’est décevant. Ils auraient pu mieux faire (mais les prods US souhaitent boucler un combat en moins de 5 jours).
      Pour Shanghai Kid 2, de mémoire, Jackie et Donnie nous offrent quand même le combat le plus nerveux du film et il y a de bons enchainements. Certes court mais efficace. Après Donnie Yen n’était pas la star qu’il est aujourd’hui. Aux USA, il était un sidekick comme dans Blade 2. Mais c’est décevant oui sans doute pour les mêmes raisons cités plus haut. L’année suivante, Jackie et Donnie Yen s’affrontaient dans Twin Effect 2. Pas sur que ce soit meilleur. Même si c’est pas nul.

      Après ce qui me dérange le plus dans le 1er Shanghai Kid, c’est cette sequence où Chon Wang crie qu’il est le « gentil » et Roy O’Bannon le « méchant »… je ne l’ai jamais regarder en v.o étrangement. Mais la VF m’a mis mal à l’aise tellement c’est niais. Je préfère le 2eme avec ces clins d’oeils à l’époque victorienne (Arthur Conan Doyle, Jack L’Eventreur).
      Après ce qui est dingue c’est de remarquer tout de même le casting de ces films : Lucy Liu, Walton Goggins, Xander Berkeley pour le 1er. Aaron Taylor-Johnson et Aidan Gillen pour le 2nd. Des visages pas forcément identifiés à l’époque alors qu’aujourd’hui ce sont des acteurs reconnus à Hollywood.

      Sinon Prey. Je valide la 1er heure. La seconde à un gros souci dramaturgique pour moi ce qui m’a fait perdre tout intérêt et émotion. Mais je n’en dis pas plus si tu ne l’as pas vu.

Leave a Comment

*