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  • 09Nov

    « Sur Les Traces de Jackie Chan »: la légende à loupe

    Jeudi dernier, j’ai eu la surprise de recevoir un petit paquet de la part de la société d’édition LettMotif. Je compris tout de suite qu’il s’agissait du livre signé du critique cinéma François Barge-Prieur, intitulé « Sur Les Traces de Jackie Chan ».  Début juillet dernier, j’avais – comme de nombreux fans de Jackie Chan – précommandé la version collector (cartonnée) sur le site participatif KissKissBankBank, dont Jackie Chan France s’est fait le relais.

    Avant d’entamer la lecture, je savais qu’il ne s’agissait pas d’une biographie. Cela aurait été redondant dans le sens où il en existe plusieurs à travers le monde dont celle écrite par ses soins (et donc indispensable), « Ne Jamais Grandir », sortie chez l’éditeur français Omaké Books l’année dernière.

    Mais surtout, une biographie n’aurait aucun sens par rapport à des fans aussi chevronnés que ceux qui comme moi discutent quotidiennement sur JC France. A travers ses films, nous avons grandi avec lui. Nous avons découpé, collectionné des centaines d’articles que l’on trouvait dans divers magazines ciné et d’arts martiaux. Découvert à l’âge de 11 ans environ, j’en ai aujourd’hui près de 40. Et on est des milliers dans la même situation. Autant dire que l’on connait sa vie par cœur. Et ce n’est pas un journaliste opportuniste désireux de se faire du fric autour de sa personne qui va venir nous apprendre quoique ce soit autour de notre héros d’enfance.

    Et c’est là l’ingéniosité et par conséquent toute la sincérité de François Barge-Prieur. « Sur Les Traces de Jackie Chan » est un livre de fans chevronnés comme nous, qui ne cherche pas à faire découvrir Jackie Chan. Le monde entier connait Jackie Chan. A travers sa quête, l’auteur met en perspective son admiration et l’impact qu’a eu Jackie Chan sur lui. Et quelque part sur nous. Car, il est impossible de ne pas voir à travers cette quête, le regard fasciné que nous avons tous pour Jackie Chan. Fasciné mais également rétrospectif pour les plus « vieux » dont je fais partie.

    Comme l’auteur, nous avons vécu les moqueries et le dédain lorsque nous parlions de Jackie Chan au collège, au lycée ou même plus tard au travail. Nous avons été témoins du mépris de la presse intello française pour la légende. Un mépris des plus abrutissants à mesure que Jackie Chan enchainait les succès à Hollywood jusqu’à sa consécration de l’Oscar d’honneur et du BAFTA (les oscars britannique) d’honneur, respectivement en 2017 et 2019.

    « Sur les Traces de Jackie Chan » ne manque pas de rappeler ces moments que ce soit à travers les mots de l’auteur ou des entretiens comme celui de Cécile de France, qui même si elle n’aime pas le cinéma d’action, a au moins le mérite d’avoir vérifié les dires de ses amis théâtreux prétentieux qui qualifiaient les films de Jackie Chan de « beauf ». Au casting du Tour du Monde en 80 Jours, elle découvrira au contraire un artiste acharné au travail, perfectionniste, qui lui fera prendre conscience que l’on ne devient pas une icône mondiale sans sacrifice et labeur.

    Impossible également de ne pas mentionner l’entretien du super chorégraphe, cascadeur et acteur Cyril Raffaelli dont on peut ressentir, à juste titre, toute l’aigreur et la frustration avec le cinéma français. L’inverse de l’ex star du X, Céline Tran adepte des arts martiaux et coach bien-être dont l’entretien respire l’enthousiasme.

    A travers ses 144 pages qui défilent avec une incroyable fluidité, François Barge-Prieur parvient à mettre des mots sur ce qui nous caractérise en tant que fans de Jackie Chan. Pourquoi nous a-t-il à ce point atteint ? Quel impact a-t-il eu sur nos vies ?

    « Sur Les Traces de Jackie Chan » se conclue de manière fort touchante, témoignant d’une star internationale qui, à 66 ans passés ne peut naturellement plus nous faire croire qu’un homme peut chuter de 20 mètres sans se faire mal. Le livre tente de répondre alors à la question : Pourquoi continuons-nous à admirer la star et par la même occasion attendre ses films comme si cela était encore possible ? Sans doute parce qu’après avoir mille fois vaincu la mort, Jackie Chan s’est rendu immortel.

    En refermant ce livre, on a la sensation d’avoir entre les mains, un bien bel et original hommage de son auteur à la star de son enfance. Juste retour des choses pour l’homme qui a mis sa vie en jeu pour ses fans.

    Le livre est disponible sur la boutique en ligne de l’éditeur LettMotif : https://www.edition-lettmotif.com/produit/sur-les-traces-de-jackie-chan/

    Il paraitra dans les librairies le 21 janvier 2021.

Discussion 2 Responses

  1. 10 novembre 2020 à 23 h 10 min

    Quand j’avais environ 10 ans, mon père avait loué la VHS de Mister Dynamite. Je suis devenu fan aussitôt et, il est vrai, un peu seul dans mon délire. Mes copines ne se privaient pas pour me charrier sans parler des potes. Sûrement le côté « chinetoque » facile à railler. Il faut avouer que le doublage, le jeu d’acteur et l’humour sont différents des films américains. Néanmoins, au collège, je me rappelle que certains avaient regardé la fameuse soirée Jackie Chan sur M6 avec Combats de maitre et Crime Story.

    Quand je voulais faire découvrir ma passion, je choisissais un classique comme Police Story plutôt que Le Flic de Hong-Kong. Même moi j’avais du mal avec ces gags débiles. Pourtant, un film comme Dumb & Dumber est débile aussi. Mais je sais pas, ce côté chinetoque encore une fois.

    Ces réactions ont un peu disparu dans les années 2000 lorsque Jackie est devenu un visage familier pour beaucoup de monde.

    Quant à Cécile de France et le ciné français. La France a une tradition, celle du texte, de la langue, de la littérature. C’est la raison pour laquelle il y a un mépris poli pour les films de genre et d’autres formes artistiques. Même si nous avons eu des comiques visuels comme Louis De Funès et Pierre Richard. Quand on fait un film de genre, c’est souvent naze parce qu’on associe à tort populaire et médiocre. Les américains, eux, prennent très au sérieux leurs films de genre. Le scénario et la réalisation sont réfléchis : Halloween de Carpenter, Piège de Cristal de McTiernan. Nous, on prend ça à la légère : des bastons, des fusillades, c’est pas sérieux, c’est immature, et donc on fait de la merde.

  2. 12 novembre 2020 à 10 h 59 min

    J’étais de passage un jour devant un vidéo club a l’époque, je suis tombé sur l’affiche au programme de la hyène intrépide. Mais malheureusement je n’avais vu le film et PAF j’oubliais le titre. Mais j’avais en mémoire le nom de l’acteur en grand caractère »Jackie CHAN »… J’étais en ce moment très fan des films chinois car pour moi je disais que c’était les meilleurs en matiere de film d’action combinaison fightgun et combats arts martiaux. Par exemple Mariacop, Megaforce, raide pour l’honneur la rançon des traîtres, les  » le sens du devoir » et bien d’autres.
    Vue que je avais coûte que coûte en mémoire Jackie CHAN. Je suis alors tombé sur le matin des mers de chine … Quel claque? Ensuite dragon forever, là le Jackie CHAN commencer à me pénétrer. En un last de temps j’avais emmagasiner un nombre conséquent de films de Jackie jusqu’à commencer à faire une collection. Aujourd’hui lorsque je retrace sa filmographie, je me dis vraiment nous en avons fait du chemin avec lui sans jamais le rencontrer. Si aujourd’hui nous avons des pincement au cœur en voyant ce qui nous pond ces derniers moments, ne nous en voulez pas car c’est une histoire d’amour qui dure depuis le bas âge.

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